Françoise Benomar. Femmes en majesté

Texte : Laetitia DechanetCouleurs Maroc n° 60 Été 2018

Françoise Benomar

Il y a quelques années, cette historienne de l’art, également écrivaine et critique de cinéma, s’est mise à la photographie. Son mantra : « Photographier pour ne pas oublier. » Dans ses portraits, l’artiste franco-marocaine Françoise Benomar pose un regard sensible et poétique sur les femmes du Sud, Marocaines des portes du désert et Subsahariennes rencontrées à Casablanca, qu’elle fait poser avec fierté.

Françoise Benomar raconte qu’un jour elle a pris un appareil, est partie sur une plage et s’est mise à cliquer sans s’arrêter.
Elle précise : « La photographie n’était pas un besoin, c’était plus un acte de création devenu logique par rapport à l’histoire de l’art », qu’elle a étudié jusqu’au doctorat à Montréal avant de l’enseigner au Maroc, sa terre d’origine.
Parisienne de naissance, c’est dans le pays de son père qu’elle a choisi de s’installer en 2002.
Ici, ce ne sont pas tant les paysages et l’architecture qui l’intéressent.
Ce qu’elle cherche à capturer, c’est l’humain. « Pour moi, la photo c’est mettre en scène la beauté intrinsèque de chacun. » Ses clichés, principalement peuplés de femmes qu’elle montre en majesté, se lisent aussi comme le testament d’une culture.
En 2016, elle est partie dans le Sud du Maroc, laissant la magie de la rencontre opérer au contact des femmes dont elle a partagé le quotidien.

 

« Chaque visage a une essence poétique. »

 

« La photo, c’est l’acte du regard. »

Car Françoise Benomar travaille de façon intuitive : « Les photos ont l’air scénarisées mais elles ne le sont pas, c’est un détournement du réel. »
Elle prend une centaine de clichés jusqu’à ce que la bonne image advienne.
« La photo, c’est l’acte du regard. » Le sien bien sûr, mais surtout celui des êtres qu’elle photographie.
Ce sont ces regards qui la fascinent et la guident vers la réalisation de portraits intimistes.
« J’ai choisi le portrait parce que c’est un duplicata de la réalité, mais on dépasse la simple réalité anthropologique.
Chaque visage a une essence poétique. » C’est ainsi qu’est née Rimes en dérive, une série au titre littéraire parce que ses photos « sont des contes qui racontent une histoire ».
Normal de la part de cette artiste qui est aussi l’auteure de plusieurs livres, dont un essai sur la photographie de Daoud Aoulad Syad et deux romans :
L’Acropole des tentations et Sang neuf, noces d’un jour.
Pour l’heure, Françoise Benomar achève un troisième roman et revient d’un voyage à Dakar, où ses photos étaient exposées dans le cadre du Off de la biennale de l’art
africain contemporain qui a eu lieu en mai.

Mémo
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