Dior

Dior : Les 70 ans d’un mythe

Texte : Lorraine Léonard Photos : DRCouleurs Maroc n°58 / Juillet, Août, Septembre 2017

Une exposition hommage à Christian Dior

Pour célébrer le 70e anniversaire de la maison de haute couture parisienne fondée par Christian Dior, le musée des Arts décoratifs de Paris accueille jusqu’au 7 janvier 2018 une exposition rétrospective exceptionnelle. « Christian Dior, couturier du rêve » présente 300 des plus emblématiques créations et nous invite, au fil d’une scénographie cousue main, à plonger dans l’univers artistique de celui qui révolutionna la mode…

Renée, place de la Concorde, août 1947. Ensemble Palais de glace, collection haute couture automne-hiver 1947 (ligne Corolle). De jeunes zazous se retournent sur le mannequin Renée qui fait virevolter sa jupe en corolle emblématique du New Look. (Photo : Richard Avedon)
Renée, place de la Concorde, août 1947.
Ensemble Palais de glace, collection haute couture automne-hiver 1947 (ligne Corolle).
De jeunes zazous se retournent sur le mannequin Renée qui fait virevolter sa jupe en corolle
emblématique du New Look. (Photo : Richard Avedon
Christian Dior dessinant, vers 1950. (Photo : Willy Maywald)
Christian Dior dessinant, vers 1950.
(Photo : Willy Maywald)
Le musée des Arts décoratifs dans les années 1930.
Le musée des Arts décoratifs dans les années 1930.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Christian Dior : Le pionnier

Si le fondateur de la maison de couture éponyme aura, au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, réenchanté la mode, redonné aux femmes le goût de plaire, fait rayonner la France aux quatre coins du monde et permis à ses héritiers de bâtir l’un des géants mondiaux de l’industrie du luxe, l’exposition « Christian Dior, couturier du rêve » nous propose d’aller plus loin pour découvrir l’homme de l’art et l’amoureux des musées que fut l’inventeur du « New Look », en explorant les liens qu’il a su tisser entre la couture et toutes les formes d’art. Car bien avant de s’orienter vers la mode, Christian Dior, directeur associé de deux galeries d’art à Paris dans les années 1930, exposait et côtoyait Dalí, Giacometti, Klee, Miró ou Picasso, avait pour intimes Max Jacob et Jean Cocteau. Amateur d’antiquités et d’objets d’art, collectionneur d’Art nouveau et décorateur passionné par le XVIIIe siècle, amoureux des jardins, il a puisé dans toutes ces sources tant pour agrémenter ses résidences privées que pour définir l’esthétique de sa maison de couture et de ses créations. On découvre ainsi que ses robes sont empreintes de références à la peinture, à la sculpture, mais aussi à tout ce qui compose l’art de vivre : papiers peints, étoffes, porcelaines ou chinoiseries. Toutes ces thématiques créatives, sur lesquelles ses successeurs sont revenus comme sur des leitmotivs – hier Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano et Raf Simons, aujourd’hui Maria Grazia Chiuri – sont tour à tour dévoilées : l’art et la photographie, la profusion des couleurs et des textures, l’élégance stricte parisienne, la référence au décor néoclassique, les trésors de l’exotisme, la fascination pour le thème floral.

Ces croquis – collections haute couture automne-hiver 1948, printemps-été 1949, automne-hiver 1951 et printemps-été 1955 – sont révélateurs du style Dior par la prédominance d’un trait qui favorise l’expression de la ligne et du mouvement.
Ces croquis – collections haute couture automne-hiver 1948, printemps-été 1949, automne-hiver 1951
et printemps-été 1955 – sont révélateurs du style Dior par la prédominance d’un trait qui favorise
l’expression de la ligne et du mouvement.
Tailleur Bar. Haute couture printemps-été 1947.
Tailleur Bar. Haute couture printemps-été 1947.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dior de A à Z

Outre les quelque 300 robes de haute couture conçues, par l’enseigne Dior, de 1947 à nos jours, et pour la première fois de manière aussi exhaustive, sont présentés toiles d’atelier et photographies de mode, ainsi que plusieurs centaines de documents faisant référence la maison Dior– illustrations, croquis, photographies de reportage, lettres et manuscrits, documents publicitaires… –, et d’objets de mode – chapeaux, bijoux, sacs, chaussures, flacons de parfums… Les deux commissaires de l’exposition, Florence Müller et Olivier Gabet, ont construit leur propos selon un parcours chronologique et thématique réunissant et investissant, pour la première fois réunis ensemble, les espaces dédiés à la mode ainsi que ceux de la nef du musée des Arts décoratifs, soit près de 3 000 mètres carrés de rêve et de poésie absolus…

« Christian Dior, couturier du rêve » : musée des Arts décoratifs, 107, rue de Rivoli, Paris 1er, www.lesartsdecoratifs.fr. Du mardi au dimanche, de 11 h à 18 h.

Robe Helitre, collection haute couture printemps-été 1995. (Photo : Steven Meisel)
Robe Helitre, collection haute couture printemps-été 1995. (Photo : Steven Meisel)
Christian Dior adolescent dans le jardin de la villa Les Rhumbs à Granville, vers 1920.
Christian Dior adolescent dans le jardin de la villa Les Rhumbs à Granville, vers 1920.
Christian Dior dans son appartement du 10, rue Royale à Paris, 1947.
Christian Dior dans son appartement du 10, rue Royale à Paris, 1947.

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